Je potage
Tu potages
Nous potageons …
Après cette longue période de confinement, le potager du centre de loisir des élémentaires de Sainte Eulalie a été livré à lui même, et c’est peu de le dire 😂
Après une petite intervention😰 de désherbage, bêchage et avoir nourri la terre, nous programmons une demi-journée pour planter tous les bons les légumes de la saison et de belles fleurs.
Une matinée ambitieuse, mais j’avoue que j’ai eu a faire à un groupe d’enfants ultra motivés et pros.
Objectifs pédagogiques
→ 1er objectif : Découvrir la diversité des légumes cultivés au potager en cette saison. Nous avons donc commencé par identifier en image les différents légumes puis nous les avons associé à la plantes entières ou à la graine. C’est ainsi que nous avons pu faire l’inventaire des 20 légumes que nous allions installer au potager .
→2 ème objectif : Savoir classer les légumes par famille. Savoir qu’elle partie on mange dans tel ou tel légume. Pour certain on mange les feuilles, pour d’autre on mange les fruits, tandis que pour d’autre on mange la fleur ou encore la racine. Inventaire réalisé avec succés
→3 ème objectif : L’association des légumes au potager. Vaste sujet difficile à aborder dans le temps qui nous était imparti lors de cette matinée et la masse de travail de plantation qui nous attendait. Mais les enfants ont bien compris le principe de base, celui d’éviter de regrouper trop de plants d’une même famille mais aussi planter toujours, près des cultures, des fleurs anti-insectes ravageurs et parasites ainsi que quelques plantes mellifères (qui produisent du nectar) pour attirer les insectes pollinisateurs et optimiser la fructification.
J’avais pré-établi un plan d’installation des légumes qu’ils ont validé et approuvé donc maintenant, il n’y plus qu’a…
Déroulement de l’atelier
Préparation le sol : Évidemment j’avais fait un gros travail de préparation avant, à savoir aérer le sol avec un léger bêchage, ce qui a pour avantage de ne pas détruire l’équilibre de la terre. J’avais également amendé le sol avec un mélange de terreau et d’engrais organique. Puis j’ai mélangé ces amendements à la terre à l’aide d’une grande griffe pour qu’ils s’y mêlent intimement. Idéalement, il aurait fallu attendre 3 semaines avant de commencer les plantations ou les semis. Mais…
Le jour de l’atelier, les enfants munis de râteaux à main ont travaillé, affiné la terre minutieusement, pas un centimètre de terre n’a été exempté du passage du râteau…SUPER!
Nous avons disposé les plants suivant le plan. Les enfants se sont appliqués et ont passé du temps muni de leur mini-pelle à faire et parfaire les trous de plantation. Des trous 2 fois plus profond et 2 fois plus large que les pots, c’était le mot d’ordre !
Dans chaque trou de plantation ils ont mis du terreau et du compost que nous avons re-baptisé “vitamines”.
L’installation des plants : Mission délicate pour des petites mains d’enfants. Nous l’avons fait ensemble, ce qui m’a permis de donner des petites astuces différentes et spécifiques pour chacun des légumes repiqués. Par exemple, pour les tomates ont a fait un trou un plus profond pour que les petits poils blancs que l’on peut distinguer sur les tiges des tomates se transforment en autant de racines prêtes à alimenter le plant. A l’inverse pour les salades, nous avons diminué le trou car il faut veiller a ne pas enterrer leur collet etc, etc …
Évidemment, nous avons validé l’espace avant de les planter car certains ont besoin de beaucoup de place, certains on besoin d’un peu d’ombre, d’autre du grand soleil.
Puis vient l’installation des fleurs. Beaucoup de fleurs mélifères que nous avons disséminé dans toutes les plates bandes mais aussi des plantes protectrices comme l’œillet d’inde que nous avons installé a côté des tomates.
Il est déjà 11h, il nous reste à installer les tuteurs des tomates, concombres puis l’arrosage.
Pour les légumes exigeant en eau, comme les tomates, le melon, le concombre ou encore le maïs … Les enfants ont installé des réservoirs d’eau avec des bouteilles en plastique que je leur avais demandé de ramener. À l’aide d’un clou et d’un marteau, j’ai percé un trou dans le bouchon et ouvert le culot à l’aide d’un cutter (mission réservée aux adultes !). Il ne restait plus qu’a enfoncer son goulot (muni du bouchon) dans la terre à côté de la plante à arroser.
Et le paillage ! ça tombe bien, les services de la mairie ont tondu les pelouses ce matin, occasion rêvée pour récupérer de la tonte d’herbe et offrir à tous les jeunes plants une petite couverture végétale. Les avantages du paillage sont nombreux : nourrir le sol, garder la fraîcheur de la terre, réduire les arrosages, diminuer le développement des mauvaises herbes.
Prolongements
J’ai essayé de faire prendre conscience aux enfants mais aussi aux animateurs que la vie et le développement des légumes au potager passe par le fait de s’en occuper.
Arroser régulièrement, de façon à maintenir l’état général du sol frais. Mais aussi, régulièrement biner la terre autour des légumes. Un dicton populaire soutient que “un binage vaut deux arrosages”. Le binage a pour but de casser la croûte du sol. En émiettant la terre en surface, on facilite la pénétration de l’eau d’arrosage vers les racines (d’où le fameux dicton), on limite les remontées capillaires et on assure une meilleure aération du sol.
Les enfants m’ont promis de me donner des nouvelles du potager et de m’envoyer des photos. Moi je leur ai promis de passer dans une quinzaine de jour pour le voir évoluer et grandir…