Au début quand j’ai commencé à jardiner, je ne faisais pas forcément germer les pommes de terre.
Comme beaucoup de jardinier, j’achetais mes pommes de terre de semence (tubercules) « prêts à planter » dans le commerce dès mi-février pour avoir du choix et les laisser dans leur filet en attendant le mois de mars-avril.
Je me suis d’ailleurs posée la question si on pouvais planter des pommes de terre non germées ? La réponse est oui. Si vous mettez vos pommes de terre non germées directement en terre, elles y germeront mais ce processus sera plus long.
Puis, les années et les saisons passant, j’ai lu et relu sur le sujet car je ne cesse de le répéter ‘je suis une autodidacte et passionnée de jardinage’. Et aujourd’hui, je me retrouve a vous faire un billet complet sur ma façon de faire germer les pommes de terre.
J’avoue au départ m’être dit que ce sujet pouvait être traité en deux ou trois phrases, et que cela ne valait donc pas vraiment un article mais en réfléchissant un peu plus posément à la question, je me suis aperçue qu’il y avait quand même des choses à dire.
Comment faire pré-germer les pommes de terre ?
La prégermination fait gagner plusieurs semaines entre la plantation et la récolte : les pommes de terre sont plantées le plus précocement possible, mais généralement en avril, et de préférence dans une terre un peu réchauffée. La prégermination des plants est une manière de les hâter.
Pour une germination optimale, j’utilise des boîtes à œufs car elles permettent de positionner les tubercules verticalement, favorisant ainsi un développement sain et droit des germes et cela évite qu’elles se touchent entre elles.
Les pommes de terre sont alors installées dans mon atelier pour une période d’environ 1 mois et demi, voir en 2 mois en fonction de dame météo et de l’avancée de la germination. La pièce est lumineuse et en ce moment elle ne dépasse pas les 12°C (elle montera au maxi à 18° à l’approche de la date de plantation). Ce sont des conditions parfaites pour ces ‘dames les pommes de terre’, car, si elles sont trop au chaud, les germes seront fragiles et si elles n’ont pas assez de lumière, ils s’étiolent.
Le choix des variétés de pommes de terre
Le choix de la variété ? Totalement perso…
Afin d’étaler les récoltes et de profiter des pommes de terre nouvelles, dont le goût est incomparable et des autres variétés de pomme de terre de conservation, je plante deux variétés aux précocités différentes. Oui, uniquement deux ! car mon but est d’avoir un potager ultra-diversifié et non ‘un champs de pommes de terre’… Je plante donc la pomme de terre Ratte une variété ½ précoce offrant un rendement moyen. Elles pourront être récoltées 120-150 jours après la plantation donc en juillet. Elles ont une plus faible durée de conservation. Puis je cultive la Bintje car j’adore les frites !!! c’est une pomme de terre qui a une durée de conservation relativement longue. Elle se garde dans un local hors gel, frais (la température optimale est d’environ 10 °C), sec et aéré, dans l’obscurité. Elle est également semi précoce, donc la récolte sera à la même période que la pomme de terre ratte si je les plante en même temps.
Fin mars, on plante les pommes de terre au jardin-potager
Fin mars, nous ne sommes pas à l’abri de gelées matinales même dans le sud-ouest. C’est pour cela qu’en amont de la plantation, j’ai préparé et surtout réchauffé la terre en la paillant et en installant des tunnels.
J’ai commencé par faire des trous le long de deux sillons en plantant les pommes de terre à 30 cm l’une de l’autre, le germe toujours en hauteur et en quinconce afin de respecter un espace de plus de 60 cm entre chaque rangs.
Une fois placées, je recouvre les pommes de terre avec de la terre fine. Elles sont enterrées d’environ 10 cm et hop, sous le tunnel en plastique. Il ne reste plus qu’a attendre les premières feuilles.
Rendez-vous dans environ 3 semaines…